Rechercher
  • Diane Seyrig

Proposition de valeur

Récemment, une femme sage m'a rappelé un adage que je partage mais que j'ai tendance à oublier par temps d'orage : nous vivons dans des réalités multiples. Idée qui implique que nous pouvons en changer autant de fois que nous le voulons et absolument à tout instant. Clac ! Je tire sur la prise et je la rebranche ailleurs, pour ne pas me soumettre aux caprices de l'ascenseur, et en descendre avant qu'il ne me mène à l'échafaud.

FAIRE. Même un peu.

ÉCRIRE. Ne serait-ce qu'une ligne pour délier le noeud créatif qui se forme soudain, en proie au brouillage de fréquence et à la valse désordonnée de mes priorités.

RESPIRER. Pour accueillir et expirer l'angoisse qui paralyse et vient chatouiller les pieds de la victime endormie...


L'important c'est la Rose.... et le chemin.

Je vous dis cela parce qu'étant aux prises ces derniers temps avec la culpabilité qui m'envahit face à l'irrégularité de ma lettre du vendredi -laquelle induit souvent un jugement de plus grande envergure, une sorte d'amalgame aussi toxique qu'irrationnel et stérile- j'ai éprouvé l'envie de vous partager les différentes étapes, intérieures et extérieures, de ce premier atelier.

Parce que c'est le premier.

Parce qu'il fait partie d'un processus créatif plus global et qu'il raconte ce qui se passe lorsqu'on s'élance à la conquête de sa zone d'inconfort, pour aller vers quelque chose dont on sait pertinemment que c'est ce que l'on veut, mais qu'il nous faudra pour l'atteindre braver vents et marées...en quantité.


Et la question qui s'est posée cette semaine fut celle de la PROPOSITION DE VALEUR.

On sait souvent intérieurement pourquoi on fait les choses,

mais on oublie parfois de se mettre à la place de celui qui les reçoit.

L'intention est là, sincère, authentique, enthousiaste,

mais si elle ne rencontre pas le besoin de l'autre, elle perd sa portée et sa résonance.


Hier donc, une amie bienveillante m’a demandé à juste titre quelle était ma proposition de valeur pour ces ateliers. En quoi est-ce que, selon moi, ils vont être utiles aux participantes et avec quoi repartiront-elles après ?

Voici ce qui m'est venu et que j'ai partagé avec mes "poissons pilotes" aujourd'hui, en accompagnement d'un petit travail préparatoire :


"Ces ateliers, tout comme les mots, sont des fenêtres.

Une fenêtre ouverte sur l'âme et sur les émotions, pour commencer à regarder autrement, à poser des yeux différents sur notre histoire, nos croyances bloquantes, encrer nos mots et nos maux et nos aspirations profondes pour mieux les ancrer, et nous défaire des automatismes du passé.

Nous sommes toutes prises dans le flot des nos vies et nos rôles pré-établis. Nous sommes des mères, des compagnes, des filles de nos propres mères, des employées ou des entrepreneures indépendantes parfois enfermées dans des systèmes et des attentes extérieures à tel point qu’on en oublie les nôtres. Et le temps passe sans jamais repasser. On sent au fond de soi comme un appel à vivre autrement mais on ne parvient pas à prendre le temps nécessaire pour s’en occuper vraiment. Alors le mental protège notre ego fragilisé par les aléas de la vie en changeant l’ordre des priorités, en imposant sa propre réalité, celle qui nous maintient dans notre zone de confort inconfortable mais connue, et plus ou moins maîtrisée. Nous sommes domestiquées.


Or je crois qu’il est temps aujourd’hui pour les femmes de se lever et de s’élever, seules et ensemble, en se reconnectant à elles et en retrouvant leur pleine puissance, celle qui est enfouie au fond d’elles depuis la nuit des temps et qui renferme leur contribution au monde.

Restaurer le féminin en chacune de nous, et toute la vivance et la magie de cette polarité souvent diminuée, anesthésiée, abîmée ou méconnue.

Certains mouvements féministes évoquent la nécessité de mettre fin à la dualité patriarcale et je suis de cet avis, sans pour autant qu’il soit question non plus de matriarcat ou d’une quelconque hégémonie. Je pense plutôt à l’instauration d’une nouvelle unité,une sorte d’humanocratie, qui porterait une autre histoire, une mémoire du futur différente dont les femmes seraient les gardiennes.


Mais avant de changer l’histoire collective, il nous faut commencer par transcender et transformer la nôtreen nous reconnectant à notre source profonde, à notre énergie créatrice, à notre corps, à nos émotions, à notre Intuition, à notre douceur et notre force intérieure.Et j’ai découvert que l'écriture était un outil de reconnexion extra-ordinaire pour reconnaitre, déprogrammer et reprogrammer toutes les informations qui nous habitent et parfois nous limitent, alors même qu’elles ne nous appartiennent pas toujours, ou que nous en avons fait quelque chose qui ne nous sert pas. 


Bien sûr c’est un chemin, un parcours, un voyage vers soi dont il s’agit, alors disons que cet atelier propose de poser un petit caillou blanc sur le chemin de cette reconnexion. Un petit caillou blanc avec lequel vous pourrez repartir en le gardant précieusement jusqu’au suivant… Une lumière dans le coeur pour éclairer votre maison intérieure et dont vous pourrez vous souvenir à tout moment, que vous pourrez raviver rien qu’en fermant les yeux, en respirant et en faisant silence quelques instants…"


3 vues
  • Noir Icône Instagram
  • Noir LinkedIn Icône
  • Black Facebook Icon
  • Black Twitter Icon

© 2020 Diane Seyrig, Auteur de Sens created by Wix.com